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D |
ans l’occident médiéval, les activités humaines sont structurées par le cycle des saisons et des fêtes religieuses.
La journée s’organise autour de la sonnerie des cloches :
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matines à minuit,
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laudes vers 3 h,
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prime vers 6 h,
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tierce vers 9 h,
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sixte à midi,
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none vers 15 h,
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vêpres vers 18 h,
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complies vers 21 h.
Ces heures canoniales règlent la vie monastique et ecclésiastique.
Les offices, divisés en sept parties, sont récités tout au long de la journée.
Pour l’immense majorité de la population, ce calendrier de la vie rustique est inscrit dans la pierre des portails des cathédrales. Les aristocrates et les riches bourgeois possèdent chez eux
l’outil indispensable aux exercices de piété privée : le livre d’heures.

(Maître des Heures de Marguerite d’Orléans vers 1430)
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n livre d’heures est un livre liturgique à l’usage des riches laïcs. C’est au XIVe siècle qu’il prit le nom de « livre d’Heures » car son lecteur devait l’ouvrir sept fois par jour aux heures canoniales.
Il s’ouvre la plupart du temps sur un calendrier dont chaque mois occupe une page illustrée par une scène évoquant une occupation humaine caractéristique du mois. Y sont notés également le cycle lunaire, les solstices et les équinoxes. Viennent ensuite les prières célébrant les grands événements de la vie du Christ, de la Vierge et des saints et les fêtes religieuses.
Les manuscrits plus étoffés peuvent contenir également :
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les Heures de la Croix qui incitent à méditer sur les étapes de la Passion du Christ,
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les Heures du Saint-Esprit pour commémorer la Pentecôte et le Baptême du Christ.
A ces offices s’ajoutent habituellement des extraits des Évangiles, l’office des morts, quelques prières et les suffrages des saints.
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O |
rdre habituel d’un livre d’heures :
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Calendrier
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Extraits des évangiles
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les oraisons à la Vierge
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les heures de la Vierge
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les Psaumes de pénitence
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La grande litanie
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Les heures de la Croix
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Les heures du Saint-Esprit
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L’Office des morts
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L’office de la semaine
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les heures de la Passion
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fêtes de l’année liturgique.
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E |
ntre 1350 et 1500, ce type d’ouvrage est produit en très grand nombre. Les princes s’offrent ces précieux livres les uns aux autres, favorisant ainsi les
échanges artistiques, stimulant l’invention et la création. Les membres de la grande bourgeoisie ne sont pas en reste : au XVe siècle, le livre d’Heures est un signe de reconnaissance
sociale.
Les enfants princiers apprenaient à lire dans les livres d’heures. Ce fut le cas de Jean le Bon, père du duc de Berry, du duc lui-même et de ses frères.
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C |
itons le e plus célèbre livre d'heures : Les Très Riches Heures du duc de Berry. Ouvrage réalisé par les frères de Limbourg entre 1412 et 1416 pour le
duc Jean Ier de Berry - qui commanda également Les Petites Heures de Jean de Berry, Les belles heures du Duc de Berry et Les Riches heures du Duc de Berry.
Le calendrier des Très Riches heures du duc du Berry est illustré par les travaux de la vie rurale et par les occupations princières qui rythment l’année. C’est en effet un ouvrage destiné à un
grand seigneur, grand propriétaire foncier. Au XVe siècle, les riches bourgeois sont de plus en plus nombreux à posséder des livres d’heures et les artistes qui les exécutent remplacent, dans le
calendrier, les loisirs princiers par des occupations bourgeoises ; les travaux des champs sont parfois relégués à l’arrière-plan, derrière les activités marchandes et les paysages urbains
façonnés par ces riches bourgeois.

(Enluminure des Petites Heures)