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Mise à jour Articles : 08/06/2008

Album photo : 07/01/2008

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Lundi 6 novembre 2006
Définition :
 
Les guelfes et les gibelins sont des factions qui s'affrontèrent en Italie aux XIIe et XIIIe siècles, pour soutenir, soit la papauté soit le Saint Empire romain germanique.
 
Les Guelfes :
 
Le terme guelfes est une francisation du nom italien guelfo (pl. guelfi) qui provient lui-même du nom de la dynastie allemande des « Welfs ».
Il désigne la faction qui soutenait la papauté.
 
Les Gibelins :
 
Les gibelins tirent leur nom de l'italien ghibellino (pl. ghibellini) provenant du nom du château de Waiblingen en Bade-Wurtemberg, demeure des Hohenstaufen.
Les Gibelins soutiennent l'Empire.
 
Histoire :
 
Tout débute avec la succession en 1125 de l'empereur Henri V. En effet il décède sans héritier direct.
 
Donc à la mort d'Henri V, les « papistes » installèrent sur le trône d'Allemagne Lothaire II, duc de Bavière, auxquels fut opposé Conrad III de la famille Hohenstaufen que le pape Honorius II n'hésita pas à excommunier.
 
En 1138, à la mort de Lothaire II, son gendre ne parvient pas à lui succéder et les « impérialistes » triomphèrent en installant durablement les Hohenstaufen sur le trône de l'Empire, Conrad III puis Frédéric Barberousse.
 
Ce conflit proprement allemand, entre Guelfes et Gibelins, va se répandre dans diverses parties d'Europe.
 
Conflit européen :
 
Le conflit entre les Welfs et les Hohenstaufen se transposa en Italie.
 
L'Empereur Frédéric II, régnant sur la Sicile et sur l'Italie, était un Hohenstaufen. Plus tard, lorsque eut lieu l'opposition entre la papauté et le Saint Empire, les partisans du pape se nommèrent naturellement « guelfes » (guelfo en italien), par référence aux opposants aux Hohenstaufen en Allemagne.
 
Le conflit se montra particulièrement violent dans les cités italiennes financièrement florissantes, telles que Gênes et Florence.
 
Et la Savoie dans tout ça ?
 
HUMBERT III (1136-1148)
 
Celui-ci choisit le parti guelfe du pape Alexandre III contre les Gibelins de l’empereur Frédéric I Barberousse, ce qui provoque l’invasion de ses Etats à deux reprises en 1174 (Suse est brûlée) enfin en 1187, Henri VI le déchoit alors de tous ses fiefs et le met au ban de l’empire.
 
THOMAS I (1178-1189, fils de HUMBERT III)
 
Le marquis de Montferrat qui assure la tutelle du jeune comte à son avènement, le ramène dans l’alliance gibeline.
Il devient donc partisan systématique de l’empereur, ce qui lui permet d’acheter Chieri en 1207, de recevoir la charge théorique de vicaire du Saint Empire et de bénéficier d’une expansion tous azimuts dans le Bugey (vallée de l’Albarine), dans le pays de Vaud (avec Romont et Moudon) enfin en Piémont qu’il libère de la menace lombarde et où il acquiert Carignan, Pignerol, Moncalieri, Vigone, Albenga, Savone) jusqu’aux portes de Saluces et de Gênes.
 
AMEDEE IV (1197-1233, fils de THOMAS I)
 
Comme son père, il a une politique pro-impériale et gibeline, ce qui amène Frédéric II à lui octroyer en 1238 le titre de duc de Chablais et d’Aoste.
 
Très habile, il sait utiliser tous ses frères et sœurs pour l’accomplissement de sa politique à la fois prudente (entre le pape et l’empereur) et ambitieuse (expansion tous azimuts de ses Etats aussi bien en Viennois, en Bresse et en Lyonnais, qu’en Piémont, en Ligurie ou en Suisse romande).
 
 
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