Les Indépendants Réunis

La passion du Moyen Age depuis 1997 

 

 

 Fêtes Médiévales † Animations Scolaires  Animations Privées 

 Campement Médiéval † Jeux Médiévaux † Saynètes 

 Escrime Médiévale  Archerie Médiévale 

 Déambulation et animation de rue 

 

 
 

Bienvenue à tous

Menu Principal

Accueil de la page

Nous écrire

Pour nous rejoindre 

Mise à jour Articles : 03/05/2008

Album photo : 07/01/2008

Info LIR

Inscription à la newsletter
 
Lundi 14 avril 2008

« C'est en 708 en effet qu'à la suite d'un songe, l'évêque d'Avranches fit édifier sur cet îlot rocheux le premier sanctuaire dédié à l'archange Saint Michel, entraînant la venue de nombreux pèlerins. Les routes qui menaient au Mont étaient appelées "les chemins du paradis"...Mais ce sont les moines bénédictins, installés en 966, qui en firent au Moyen Age l'un des plus importants pèlerinages de l'Occident. On leur doit la construction de l'abbaye romane, de l'église et de tous les bâtiments destinés au  logement des moines, à l'accueil des pèlerins et aux services administratifs.

Lors de la Guerre de Cent Ans, ils firent également ériger les remparts qui permirent au Mont de résister pendant plus de trente ans au siège des Anglais et de devenir ainsi l'un des lieux symboliques de l'identité nationale.

La Révolution de 1789 faillit bien lui être fatale. Les moines durent quitter l'abbaye, qui fut alors transformée en prison et qui le resta jusqu'en 1853. Heureusement, en 1874, le Mont fut classé monument historique, et de grands travaux de restauration furent aussitôt engagés, pour lui rendre sa splendeur passée. »


Texte de Pierre BONTE



Ci-dessous quelques dates à retentir :


JEUDI 1ER MAI : MESSE D'OUVERTURE DU XIII° CENTENAIRE DU MONT SAINT-MICHEL

DU 17 AU 27 JUILLET : FESTIVAL « 13 SIECLES ENTRE CIEL ET MER »

DU 17 AU 27 JUILLET intra-muros : festival des Arts Chrétiens

DU 17 AU 20 JUILLET à l'entrée de la digue


Pour en savoir plus, le site officiel du Mont Saint Michel :


http://www.ot-montsaintmichel.com/accueil.htm


Lundi 11 février 2008

L

e légendaire roi breton, Arthur Pendragon héros d’un des comtes les plus connu dans le monde entier avec son épée Excalibur et ses chevaliers de la Table Ronde a longtemps inspiré, et continue encore aujourd’hui, à inspirer la littérature fantastique.

Mais dans cette légende, quelle est la part de mythe et celle de réalité ?

 

L

e personnage du roi Arthur a plusieurs identités possibles :

-         Personnage historique de l’époque du « Dark-Ages » selon les historiens anglais.

-         Héros mythologique du peuple Gallois

-         Personnage des romans de chevalerie au niveau européen

 

D

ifférentes sources évoquent soit le personnage lui-même soit des événements auquel il aurait pris part :

-         Gildas en 550 écrit la conquête de la Grande-Bretagne par les saxons. Il cite des batailles comme celle du Mont Badon.

-         Nenmius, moine breton écrit vers 830 l’histoire des rois bretons. Il parle lui d’Arthur et des batailles remportés comme celle du Mont Badon.

-         Les annales de Cambriae en 955 racontent l’histoire de la région de Cornouailles entre 447 et 954 ou là encore est cité le roi Arthur remportant plusieurs batailles comme celle de Camlann ou il trouvera la mort en 539, de  même que Mordred.

-         Au 11ème siècle Arthur apparaît dans la vie de saints gallois.

-         En 1125 Guillaume de Malesbury écrit l’histoire des rois anglais, notamment celle d’Arthur.

 

L

’histoire que l’on connaît aujourd’hui du roi Arthur n’a pas été rédigé par une seule personne, mais est le fruit d’un rassemblement de plusieurs ouvrages rédigés à des époques différentes.

 

-         Geoffroy de Monmouth : Evêque d’origine Galloise, il rédige vers 1135 un recueil de légendes galloises pour en faire des récits à destination des élites anglo-normandes. L’ouvrage principal est « L’histoire des Rois de Bretagne » premier récit cohérent de la vie d’Arthur. Il évoque la construction de la Bretagne organisé par Arthur, ainsi que la trahison de sa femme, sa sœur et son neveu qui le conduira à la mort. Ce récit obtient rapidement un franc succès.

-         Wace : en 1155 écrit le « Roman de Brut » qui reprend la récit de Monmouth en le traduisant en langue normande. Il évoque le fait que les rois de Bretagne descendraient des troyens. Il mentionne aussi la légende de l’épée d’Arthur. Il semble en réalité que ce récit eu été commandé par le roi Henri II dans l’objectif de créer une histoire mythologique valorisant la famille des Plantagenêt (cf Richard Cœur de Lion)

-         Chrétien de Troyes : Entre 1155 et 1190 ce poète champenois écrit un certain nombre de romans autour d’Arthur : « Erec et Enide », « Le chevalier et la Charrette », « Le chevalier et le Lion », « Le Comte du Graal ». Dans ces récits apparaissent principalement des chevaliers, la table ronde, mais aussi la ville de Camelot et le Graal. C’est lui d’ailleurs qui mentionne Perceval qu’il décrit comme quelqu’un de simple et de Chrétien.

-         Robert de Boron : Clerc français qui vers 1200 écrit « Merlin » et « Perceval ». Dans ces récits le Graal devient un élément chrétien, symbole du sang  du christ et de la pureté. C’est aussi la quête des chevaliers, un chemin de vie.

-          Auteur anonyme : Vers 1220 un auteur inconnu rédige « Vulgate ou Lancelot-Graal ». Il regroupe dans cette saga l’histoire de base et tout ce qui a été rajouté par la suite, très complexe et extrêmement long à lire.

-         Thomas Mallory : Entre 1469 et 1470 il rédige « Morte D’Arthur ». c’est le premier à écrire une histoire relativement synthétique de toutes les histoires arthuriennes an anglais. Ce sera la première histoire d’Arthur imprimée et elle sera la version de base de toutes les adaptations contemporaines.

 

M

ais la légende d’Arthur ce n’est pas seulement des héros mythiques et des épées légendaires, c’est aussi toute une série de lieux évoqués dans les différents ouvrages, aussi ces lieux sont-ils le fruit pur de l’imagination ou ont-ils vraiment existés ?

 

-         L’île d’Avalon : Celle-ci est identifié à l’île de Glastonbury ou en 1191 on retrouva les tombes d’Arthur et  de Genièvre. Cpdt des études ont montrés qui ce ne fût qu’une mise en scène des moines du monastère ou ont été retrouvés les tombes avec l’aide de Richard Cœur de Lion.

-         Tintagel : La cité serai situé sur la côte Nord de Cornouaille avec un château bâti au dessus de la mer au 13ème siècle sous lequel après des fouilles on eu mis au jour un centre bien plus ancien, daté du 5ème ou 6ème siècle.

-         Camelot : Elle pourrait se trouver dans la commune de South-Cadbury sur une bute se  nommant « Camalile ». Des fouilles ont en effet pu mettre au jour un ancien oppidum celtique qui fût réoccupé entre le 5ème et le 6ème siècle par un grand chef breton.

 

 

Q

uoi qu’on en pense le mythe du roi Arthur est toujours en construction aujourd’hui, et les fouilles et recherches qui ont été misent en œuvre permettent aux amoureux de combats épiques, de preux chevaliers et de princesses, de rêver encore !

 

 

Sources : F. Mouthon, professeur d’histoire médiévale, université de Savoie.

par Jean Le Baptiste publié dans : Un peu d'histoire
Lundi 5 novembre 2007

D

ans l’occident médiéval, les activités humaines sont structurées par le cycle des saisons et des fêtes religieuses.


La journée s’organise autour de la sonnerie des cloches :
-         matines à minuit,
-         laudes vers 3 h,
-         prime vers 6 h,
-         tierce vers 9 h,
-         sixte à midi,
-         none vers 15 h,
-         vêpres vers 18 h,
-         complies vers 21 h. 

Ces heures canoniales règlent la vie monastique et ecclésiastique.
Les offices, divisés en sept parties, sont récités tout au long de la journée.

Pour l’immense majorité de la population, ce calendrier de la vie rustique est inscrit dans la pierre des portails des cathédrales. Les aristocrates et les riches bourgeois possèdent chez eux l’outil indispensable aux exercices de piété privée : le livre d’heures.


(Maître des Heures de Marguerite d’Orléans vers 1430)

U

n livre d’heures est un livre liturgique à l’usage des riches laïcs. C’est au XIVe siècle qu’il prit le nom de « livre d’Heures » car son lecteur devait l’ouvrir sept fois par jour aux heures canoniales.

 

Il s’ouvre la plupart du temps sur un calendrier dont chaque mois occupe une page illustrée par une scène évoquant une occupation humaine caractéristique du mois. Y sont notés également le cycle lunaire, les solstices et les équinoxes. Viennent ensuite les prières célébrant les grands événements de la vie du Christ, de la Vierge et des saints et les fêtes religieuses.

 

Les manuscrits plus étoffés peuvent contenir également :
-         les Heures de la Croix qui incitent à méditer sur les étapes de la Passion du Christ,
-         les Heures du Saint-Esprit pour commémorer la Pentecôte et le Baptême du Christ.

 

A ces offices s’ajoutent habituellement des extraits des Évangiles, l’office des morts, quelques prières et les suffrages des saints.

 

O

rdre habituel d’un livre d’heures :


-         Calendrier
-         Extraits des évangiles
-         les oraisons à la Vierge
-         les heures de la Vierge
-         les Psaumes de pénitence
-         La grande litanie
-         Les heures de la Croix
-         Les heures du Saint-Esprit
-         L’Office des morts
-         L’office de la semaine
-         les heures de la Passion
-         fêtes de l’année liturgique.

 

 

E

ntre 1350 et 1500, ce type d’ouvrage est produit en très grand nombre. Les princes s’offrent ces précieux livres les uns aux autres, favorisant ainsi les échanges artistiques, stimulant l’invention et la création. Les membres de la grande bourgeoisie ne sont pas en reste : au XVe siècle, le livre d’Heures est un signe de reconnaissance sociale.

Les enfants princiers apprenaient à lire dans les livres d’heures. Ce fut le cas de Jean le Bon, père du duc de Berry, du duc lui-même et de ses frères.

 

C

itons le e plus célèbre livre d'heures : Les Très Riches Heures du duc de Berry. Ouvrage réalisé par les frères de Limbourg entre 1412 et 1416 pour le duc Jean Ier de Berry - qui commanda également Les Petites Heures de Jean de Berry, Les belles heures du Duc de Berry et Les Riches heures du Duc de Berry.

Le calendrier des Très Riches heures du duc du Berry est illustré par les travaux de la vie rurale et par les occupations princières qui rythment l’année. C’est en effet un ouvrage destiné à un grand seigneur, grand propriétaire foncier. Au XVe siècle, les riches bourgeois sont de plus en plus nombreux à posséder des livres d’heures et les artistes qui les exécutent remplacent, dans le calendrier, les loisirs princiers par des occupations bourgeoises ; les travaux des champs sont parfois relégués à l’arrière-plan, derrière les activités marchandes et les paysages urbains façonnés par ces riches bourgeois.



(Enluminure des Petites Heures)

Lundi 29 octobre 2007
Les origines de la dragée sont diverses.
 
En Grèce antique, le mot tragema signifie « friandise », et désigne un met servi à la fin du repas, en guise de dessert.
 
 
On en trouve aussi des traces à l'époque romaine (vers 170 - 177 avant Jésus-Christ) puisque Julius Dragatus, confiseur de la famille des Fabius, l'aurait inventée pour le baptême du fils d'un patricien romain. Inventé…
Il aurait laissé tomber une amande dans une jatte de miel…
L’histoire dit que Fabius faisait distribuer des dragées au peuple romain lors des naissances et des mariages.
 
 
La dragée aurait également pour ancêtre une friandise appelée diagragum, fabriquée au Moyen Âge à partir de la sève d'un arbre d'Asie Mineure.
 
 
En France, elle est inventée en 1220 par un apothicaire de la cité de Verdun, qui cherche un moyen de faciliter la conservation et le transport des amandes qu'il utilise et par conséquent d’en améliorer leur goût.
 
Il a alors l'idée de les enrober de sucre et de miel durcis à la cuisson. Celle-ci devient vite une friandise, « une épice de bouche », recherchée notamment pour ses vertus curatives. Bonne pour l'haleine et pour la digestion, elle est surtout réputée combattre la stérilité, d'où sa présence sur les tables françaises à chaque événement familial : mariages, baptêmes, communions, etc.
 
Elle est appréciée à la cour de Louis XIV, et c'est la famille de Médicis qui l'introduit dans les grandes cours d'Europe.
 
Au XVIIIe siècle, la dragée peut prendre la forme de graines ou de fruits enrobés de petites confitures sèches.
 
 
A ce jour nous comptons à Chambéry le plus gros fabricant industriel Français de dragée…
Dimanche 30 septembre 2007
Pourquoi ce nom ? Un peu de narcissisme sans doute...

Après maintes recherches sur le web, j'ai dévouvert la ville de Bure.
Nous sommes en 1139, dans ce petit village dont l'étymologie en vieil allemand nous évoque le lieu où se retiraient les sangliers. Voila ma curiosité qui s'éveille !
Sanglier dites vous ? L'animal des Celtes, la mascotte de notre compagnie ?

DSCN0493.JPG
(Surpris ici en pleine vadrouille)

Vous imaginez tout de suite mon attirance, ma soif d'en savoir plus sur ce village, le village des sangliers !!!
Alors imaginez ma tête quand j'ai découvert le blason de ce village :
blason-bure.jpg

De gueule au porc saillant d'argent

Les mêmes couleurs que ma Savoie natale, et en plus un porc, un sanglier que dis-je, en guise de symbole.

C'est un signe c'est sur !
Alors je creuse encore un peu et je découvre que VALLAT, le patronyme de votre serviteur, où du moins un homonyme, est originaire de Bure.

Mon sang ne fait qu'un tour. Je résume en vrac tout excité, VALLAT, rouge et blanc, sanglier, XIIième siècle....
Bon sang ! Il faut en savoir plus.

Ne me reste plus qu'à découvrir l'étymologie et un éventuel blason. Voire une devise. La je suis en plein rêve... La fièvre m'envahit...

Poursuivant mes recherches, me voila sur une piste éthymologique qui me fascine. VALLAT désignerait le plus souvent une vallée, notamment la vallée entourant une ville fortifiée.
L'origine du nom se situerait dans le Périgord.

Pour couronner le tout et conclure ce dossier, le blason !!
Si si...
blason-vallat.jpg

De gueule plain à la fleur de lys d'argent surmontée à dextre d'une étoile d'or à cinq branches


Sources, que je vous encourage vivement à consulter :
Cug_fck http://www.lousonna.ch/vallat/ibure.html
http://www.lousonna.ch/vallat/
Jeudi 5 juillet 2007

Le célèbre Pont Charles, le monument le plus visité de Prague, va célébrer dimanche et lundi son 650ème anniversaire, avec une série de festivités inspirée de la légende de sa fondation.
La légende veut en effet qu'en 1357, l'empereur Charles IV, passionné de numérologie, ait lancé les travaux le 9 juillet à 5h31 précisement, sur le conseil de ses astrologues et ses astronomes: la séquence de chiffres formée par la combinaison du jour, du mois et de l'heure, 9.7.5.3.1, fut considérée comme la plus favorable.

Et si les historiens polémiquent encore sur l'exactitude de ces faits, "les célébrations correspondent à la date la plus logique pour la fondation du pont", explique le chef des archives municipales Vaclav Ledvinka.
La séquence croissante et décroissante de ces nombres et l'année, 1357, est d'ailleurs gravée sur une des tours qui gardent le pont.
Les festivités commenceront dimanche après-midi. Puis, lundi 9 juillet à 5h31 précisement, après une "nuit des esprits" animée par des conteurs, l'archevêque de Prague Miloslav Vlk, le grand Maître de l'Ordre des chevaliers de la Croix, Jiri Kopejsko et le maire Pavel Bem prononceront des discours sur le pont considéré comme un des joyaux de l'art gothique.

"Aucune célébration de ce genre n'a été organisée par le passé", a souligné le maire de Prague cette semaine, en présentant le programme des festivités: musique médiévale, danses, joutes, tournois, contes permettront de recréer l'atmosphère de la riche époque de Charles IV.
Long de 516 mètres et bordé de 30 statues, le pont piéton qui offre une vue panoramique superbe sur Prague est un "must" incontournable pour les quelque 4 millions de visiteurs qui affluent chaque année dans la capitale tchèque. En haute saison, la foule y est parfois si compacte qu'il est difficile de le traverser.

"C'est une des trois attractions principales de la ville, avec le Château et l'horloge astronomique: les visiteurs ne le traversent pas une fois mais plusieurs fois pendant leur séjour", souligne Vaclav Novotny, le directeur de l'Office municipal du tourisme.
Les Pragois eux-même y sont très attachés: l'an dernier, la décision de la mairie de le louer à un groupe de luxe pour une soirée privée avait suscité un tollé et le projet avait finalement été annulé. Récemment, l'inquiétude a couru la ville quand une rumeur a annoncé que le passage du pont allait devenir payant.

Une fois passées les festivités, le monument devrait voir s'ouvrir un vaste chantier de rénovation prévu de longue date. A l'origine, les travaux devaient entraîner sa fermeture totale, mais les professionnels du tourisme ont fait pression auprès des autorités pour préserver un corridor de passage.
"Le meilleur cadeau que nous puissions faire au pont est de mener à bien les réparations pour lui permettre de durer" encore 650 ans, a souligné le maire cette semaine.
Jusqu'en 1841, le pont était la seule liaison entre les deux rives de la ville. Endommagé par les crues de la rivière Vltava en 1784 puis en 1890 -les flots avaient alors détruits trois de ses 16 arches-, il a été épargné par les grandes inondations de 2002.

Ses pierres souffrent d'infiltrations depuis qu'une rénovation menée dans les années 1970 a mis à mal l'ingénieux système de drainage conçu au Moyen-Age par son bâtisseur, l'architecte Pierre Parler. Contre les dégradations des vandales, les autorités ont doté cette année le vieux pont d'un système de video-surveillance.

(AFP)

Mercredi 13 décembre 2006
La région Rhône-Alpes a la chance d'avoir un des rares cuisiniers de l'Europe médiévale connu par son livre de cuisine : Maître Chiquart.
 
Maître Chiquart, cuisinier du Duc Amédée VIII de Savoie, a écrit en 1420 Du fait de cuysine. Ce texte, qui nous est connu par le manuscrit S 103 de la Bibliothèque cantonale du Valais à Sion, provenant de la bibliothèque de l'évêque Supersaxo (XVe siècle ), a été transcrit par Terence Scully et édité par la revue Vallesia en 1985.
 
Du fait de cuisine présente 78 recettes dont certaines semblent être des créations propres à Maître Chiquart. Contrairement aux autres livres de cuisine, elles sont présentées sous forme de menus pour jours gras et jours maigres. Le texte de Maître Chiquart est caractéristisé par sa musique répétitive, le souci de propreté et de précision du cuisinier.
 
Pour en savoir plus : http://www.oldcook.com
Jeudi 30 novembre 2006
La Trêve de Dieu était un mouvement de l'Église de tentative de contrôle de la violence féodale par l'application de sanctions religieuses. Ce mouvement a constitué la première tentative organisée de contrôle de la société civile dans l'Europe médiévale par des moyens non-violents. Il a débuté en 989 suite à la chute de l'Empire des Carolingiens et a survécu sous des formes variées jusqu'au XIIIe siècle.
 
La Trêve de Dieu se traduit donc par une suspension de l'activité guerrière durant certaines périodes de l'année. Historiquement, elle a le plus longtemps pris la forme d'une trêve du mercredi soir au lundi matin, ainsi que tout l'Avent, le temps de Noël, le Carême et le Temps pascal.
 
De manière générale, le mouvement de la Trêve de Dieu n'était pas très efficace, mais avait créé un précédent sur lequel d'autres mouvements de contrôle de la violence des nobles viendraient se bâtir comme les communes médiévales, ou les croisades.
 
 
Pour en savoir plus, je vous conseille de lire :
 
XIe siècle. Trêve de Dieu dans le Midi de la France, constat de la volonté de l’église de stopper les violences entre chrétiens, et il reste peu de jours pour se violenter, vous verrez…
 
XIe siècle. Un homicide durant la Trêve de Dieu, la condamnation d’un homicide en période de trêve dans le Biterrois, ou comment un misérable se repend par donnation…
Lundi 20 novembre 2006
Ou comment le vol d'une simple vache servit de prétexte à vider une querelle qui met aux prises le duc de Brabant et les comtes de Namur et de Luxembourg, contre l'évêque de Liège.
Mais lisez plutôt...
 
 
Lors de la foire à Andenne, en 1275, Guy de Dampierre, comte de Namur et de Flandre, organisa un tournoi. Un certain Engoran, paysan de Jallet, y amena la fameuse vache, volée à un certain Rigaud à Ciney. Celui-ci, reconnaissant l'animal, le signala au bailli du Condroz ; mais comme Andenne était hors de sa juridiction, il proposa à Engoran de remettre la vache où il l'avait volée et d'en être quitte, sinon il serait appréhendé dès qu'il pénétrerait en Condroz (ce qu'il devait faire pour rentrer chez lui).
 
Engoran fit comme convenu mais, dès qu'il arriva en terre condruzienne, les hommes du bailli qui l'accompagnaient, et qui étaient alors dans leur juridiction, s'emparèrent de lui et le pendirent à un arbre.
 
Cela déplut fortement au seigneur de Goesnes (Jallet était sur la seigneurie de Goesnes), d'autant plus que Jean de Goesnes ambitionnait de devenir bailli du Condroz à la place de Jean de Halloy. Il organisa donc une expédition, avec les seigneurs de Celles et de Spontin et détruisit le château de Halloy. Aussitôt, Jean de Halloy répliqua, allant incendier les terres de Goesnes. Jean de Goesnes demanda l'aide du comte de Namur, Guy de Dampierre, qui engagea dans le conflit le Luxembourg (Guy de Dampierre avait épousé Isabelle de Luxembourg).
 
Namurois et Luxembourgeois firent le siège de Ciney. Ses défenseurs furent tous brûlés vifs dans l'église. Pendant ce temps, le prince-évêque de Liège, Jean d'Enghien, envoya les Dinantais à l'attaque de Spontin.
 
La guerre prit fin en 1278 (sur l'intervention du roi de France, Philippe le Hardi) après avoir mit à feu et à sang une soixantaine de villages, faisant environ 15 000 morts (pas mal pour une vache non ?).
Lundi 13 novembre 2006

« Le patronyme Metral ou Métral est un nom typique de la Savoie.

Le nom correspond à celui d'un fonctionnaire autrefois nommé par le seigneur pour le représenter dans une localité.

En effet, dès le XIIème siècle en Savoie, les seigneurs avaient confié des portions de leur domaine, appelées métralies, à un métral, qui la gère à son profit. Au cours des siècles, les métralies sont peu à peu englobées dans les châtellenies ou rachetées par le seigneur, de sorte qu'au XVème siècle, le métral devient plus souvent un subordonné du châtelain. Son rôle se limite alors à celui d'un fonctionnaire chargé au sein d'un fief ou d'une paroisse de la perception de quelques redevances et de l'exécution de décisions comtales ou ducales et judiciaires.

En 1430, lorsqu'Amédée VIII fait refondre, sous le nom de Statuts de Savoie (Statuta Sabaudiae), les multiples lois jusque là en vigueur d'un bout à l'autre de son duché, on y évoque la fonction de mestral. Dans ce texte, le métral est l'agent d'exécution du châtelain. »

 
Avec leur aimable autorisation
par http://famille.metral.free.fr/ publié dans : Un peu d'histoire
Lundi 6 novembre 2006
Définition :
 
Les guelfes et les gibelins sont des factions qui s'affrontèrent en Italie aux XIIe et XIIIe siècles, pour soutenir, soit la papauté soit le Saint Empire romain germanique.
 
Les Guelfes :
 
Le terme guelfes est une francisation du nom italien guelfo (pl. guelfi) qui provient lui-même du nom de la dynastie allemande des « Welfs ».
Il désigne la faction qui soutenait la papauté.
 
Les Gibelins :
 
Les gibelins tirent leur nom de l'italien ghibellino (pl. ghibellini) provenant du nom du château de Waiblingen en Bade-Wurtemberg, demeure des Hohenstaufen.
Les Gibelins soutiennent l'Empire.
 
Histoire :
 
Tout débute avec la succession en 1125 de l'empereur Henri V. En effet il décède sans héritier direct.
 
Donc à la mort d'Henri V, les « papistes » installèrent sur le trône d'Allemagne Lothaire II, duc de Bavière, auxquels fut opposé Conrad III de la famille Hohenstaufen que le pape Honorius II n'hésita pas à excommunier.
 
En 1138, à la mort de Lothaire II, son gendre ne parvient pas à lui succéder et les « impérialistes » triomphèrent en installant durablement les Hohenstaufen sur le trône de l'Empire, Conrad III puis Frédéric Barberousse.
 
Ce conflit proprement allemand, entre Guelfes et Gibelins, va se répandre dans diverses parties d'Europe.
 
Conflit européen :
 
Le conflit entre les Welfs et les Hohenstaufen se transposa en Italie.
 
L'Empereur Frédéric II, régnant sur la Sicile et sur l'Italie, était un Hohenstaufen. Plus tard, lorsque eut lieu l'opposition entre la papauté et le Saint Empire, les partisans du pape se nommèrent naturellement « guelfes » (guelfo en italien), par référence aux opposants aux Hohenstaufen en Allemagne.
 
Le conflit se montra particulièrement violent dans les cités italiennes financièrement florissantes, telles que Gênes et Florence.
 
Et la Savoie dans tout ça ?
 
HUMBERT III (1136-1148)
 
Celui-ci choisit le parti guelfe du pape Alexandre III contre les Gibelins de l’empereur Frédéric I Barberousse, ce qui provoque l’invasion de ses Etats à deux reprises en 1174 (Suse est brûlée) enfin en 1187, Henri VI le déchoit alors de tous ses fiefs et le met au ban de l’empire.
 
THOMAS I (1178-1189, fils de HUMBERT III)
 
Le marquis de Montferrat qui assure la tutelle du jeune comte à son avènement, le ramène dans l’alliance gibeline.
Il devient donc partisan systématique de l’empereur, ce qui lui permet d’acheter Chieri en 1207, de recevoir la charge théorique de vicaire du Saint Empire et de bénéficier d’une expansion tous azimuts dans le Bugey (vallée de l’Albarine), dans le pays de Vaud (avec Romont et Moudon) enfin en Piémont qu’il libère de la menace lombarde et où il acquiert Carignan, Pignerol, Moncalieri, Vigone, Albenga, Savone) jusqu’aux portes de Saluces et de Gênes.
 
AMEDEE IV (1197-1233, fils de THOMAS I)
 
Comme son père, il a une politique pro-impériale et gibeline, ce qui amène Frédéric II à lui octroyer en 1238 le titre de duc de Chablais et d’Aoste.
 
Très habile, il sait utiliser tous ses frères et sœurs pour l’accomplissement de sa politique à la fois prudente (entre le pape et l’empereur) et ambitieuse (expansion tous azimuts de ses Etats aussi bien en Viennois, en Bresse et en Lyonnais, qu’en Piémont, en Ligurie ou en Suisse romande).
Lundi 30 octobre 2006
Cardinal Robert de Genève (1342-1394),
Comte de Genève (1392-1394, en succédant à son frère Pierre décédé sans postérité),
fils d'Amédée III, comte de Genève, et de Mahaut d’Auvergne
Il est intronisé Pape sous le nom de Clément VII (1378) lors du conclave à Fondi.
 
Le Sacré Collège dénonce la précédente élection d'Urbain VI, l'Eglise a maintenant deux papes, c'est le début du Grand Schisme.
 
Robert est un homme d'action, il s'est signalé précédemment par sa fermeté, voire sa cruauté lors de la mise au pas des villes des Etats pontificaux révoltés sous Grégoire XI.
 
Soutenu par la France, Clément VII s'installe en Avignon, d'où il entreprend de lutter contre Urbain VI. A la mort de ce dernier le 15 octobre 1389, ses cardinaux lui élisent un successeur, Boniface IX, perpétuant ainsi le schisme.
 
La confusion des temps profite à Raymond, vicomte de Turenne, seigneur des Baux de Provence, qui emploie des bandes de routiers et écume la région. Le pape est contraint de lui payer une rançon pour qu'il cesse ses exactions.
 
Lorsque Clément VII meurt le 16 septembre 1394, il n'aura pas pu réconcilier l'Eglise divisée, ni prendre un avantage décisif sur son concurrent Urbain VI puis Boniface IX.
Samedi 14 octobre 2006
Elle épousa tout d'abord Hermann IV de Souabe (1014 / 28 juillet 1038) dont elle eut un fils, Gérard Ier de Souabe, puis épousa Henri de Montferrat.
 
Vers 1046, elle épousa Othon Ier de Savoie, (1023-1060), 3e comte de Savoie (1051) et de Maurienne
Ce 3ième mariage donna naissance à :
- Pierre Ier de Savoie : 4e comte de Savoie, (1048-1078).
- Amédée II de Savoie : 5e comte de Savoie, (1050-1080).
- Othon ou Odon, évêque d’Asti (décédé vers 1088)
- Berthe de Turin (ou Berthe de Savoie) (1051-1087)
- Adélaïde de Savoie, (1052-1079)
 
Par ce 3ième mariage, elle apporta à la Maison de Savoie de vastes possessions en Italie du nord, avec Suze (clef du passage du Mont-Cenis), Ivrée et Pignerol.
Au décès d' Othon Ier de Savoie en 1060, elle tint la régence, et maîtresse femme, elle conserva longtemps la tutelle.
Vendredi 21 octobre 2005
Savez vous pourquoi l’inquisition utilisait parfois le feu ?
Pour ne conserver aucune trace du défunt. Pas de trace, pas de relique. Pas de relique, pas de martyre. Pas de martyre, pas de mémoire. Pas de mémoire et c'est l'oubli.
Astucieux non ?
 
 
créer son blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus